
127 secondes : c’est le temps que dure la conversation téléphonique scellant la rencontre de Senta, apprentie galeriste, et de Thomas, informaticien dans la quarantaine, après que ces derniers se soient aperçus dans un café du quartier de Kreuzberg à Berlin. Encore une histoire d’amour ? C’est ce que laisse présager leur rencontre-coup de foudre dans un café. Mais la suite de l’histoire, à travers les longs monologues intérieurs de Senta, met en scène les résistances intérieures des personnages, à la fois émus, surpris et effrayés d’être confrontés respectivement à the man I love et à la femme idéale. De l’analyse scientifique du sanglot à l’urinothérapie, des fouilles archéologiques sous l’ancien no man’s land qui séparait la RDA de la RFA, au mode d’emploi pour un quickie (un rapport sexuel rapide), un véritable arsenal est convoqué pour dynamiter leur relation, découpée au scalpel avec un humour désopilant.
L’œil de la caméra les suit dans Berlin, une bande son rock and roll matée de Wagner accompagne leurs déambulations. On est enivré par la richesse stylistique qui explore tous les niveaux de langues et de pensée, stupéfait d’assister à un hold-up du langage où il n’y aura pas mort d’homme, au contraire.
AUTEUR : Iris Hanika
TRADUCTEUR : Claire Buchbinder
PAYS : Allemagne
PRIX : 24,95 $ / 24 €
ISBN : 978 2 922868 95 1
DATE DE PARUTION : 27 août 2009
Il n’était pas très romanesque, en tout cas pas en paroles. Plus tard, il ne cessa de lui répéter qu’il n’avait jamais oublié son apparition à elle la première fois, comme son hypophyse s’était mise à gondoler en la voyant, car elle était comme… oui, juste comme elle est. Si belle et si fraîche et si… ah ! Ce fut réglé comme un algorithme, car à peine l’avait-il vue la première fois qu’il l’avait désirée sans que rien d’autre puisse désormais occuper sa pensée. « J’aurais tant voulu te ramener tout de suite à la maison, je n’avais même plus envie de finir ma bière », lui dit-il après deux ou trois rendez-vous chez lui et aussi chez elle.
AUTEUR
Née à Wurzburg en 1962, Iris Hanika vit à Berlin depuis 1979, où elle a été correspondante pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung et a écrit une chronique pour le magazine Merkur, après avoir traduit des manuels d’informatique de anglais. Elle est l’auteure d’un récit, d’un roman, d’un essai sur la psychanalyse lacanienne, d’un recueil de chroniques et a rédigé avec Stéphanie Flamm un ouvrage artistique, Berlin im Licht. 24 Stunden Webcam. En 2006, Iris Hanika a obtenu le prix Hans Fallada de la cité de Neumünster. Une adaptation radiophonique d’Une fois deux est actuellement en cours de production en Allemagne.
EXTRAIT DE PRESSE
Une langue cisélée, entre sarcasme, esprit comique et une grande sensibilité.
Die Tageszeitung
Tout son art réside dans le fait que cette histoire est écrite dans une langue à la fois sérieuse et ironique.
Süddeutsche Zeitung
Best-seller en Allemagne, cette histoire traque les états d'âme des amoureux avec humour et gravité. Un pur régal.
Monique Roy | Châtelaine
Avec humour et un sens aigu de l'observation, l'auteur décortique ce coup de foudre. C'est du Woody Allen à l'état pur. On adore.
M. G. | Femme Actuelle-






