
Le baisespoir du jeune Arnold, sorte de sotie postmoderne, retrace les aventures avinées du jeune Arnold qui « n'a plus de problèmes ni de logement ni de travail ni à la fac, vu qu'il s'est fait jeter des trois ». Arnold et ses amis évoluent dans un monde désaxé, excessif, un monde impossible, dirait quiconque ne s'est jamais trouvé dans un pays atteint de folie. C'est précisément dans un tel pays que l'histoire se déroule, et bien que son nom ne soit jamais mentionné, on peut y reconnaître la Serbie des années quatre-vingt-dix, et cela en dépit du fait que les personnages du roman forment une constellation onomastique purement allemande. D'ailleurs, cet alliage serbo-allemand ajoute fortement à l'absurde apparent de ce roman, mais ouvre également tout un champ d'allusions fécond, à la fois drolatique et inquiétant.
TITRE : Le baisespoir du jeune Arnold
AUTEUR : Vladan Matijević
TRADUCTEUR : Gojko Lukić
PAYS : Serbie
AUTEUR : Vladan Matijević
TRADUCTEUR : Gojko Lukić
PAYS : Serbie
NOMBRE DE PAGES : 132
PRIX : 19,95 $ / 14 €
ISBN : 978 2 922868 87 6
DATE DE PARUTION : 15 octobre 2009
PRIX : 19,95 $ / 14 €
ISBN : 978 2 922868 87 6
DATE DE PARUTION : 15 octobre 2009
À PROPOS
À l'instar de son compatriote Svetislav Basara, Matijevic nous entraîne loin dans son imaginaire absurde et drolatique pour mieux dire le réel, rendre compte d'une société sans queue ni tête. L'auteur dynamite le langage, le fait dégouliner hors de ses propres frontières.
Xavier Lapeyroux | Le Monde diplomatique
EXTRAIT
Moi seul pouvais voir, sentir et entendre mon baisespoir. Sur sa tête saillaient des yeux globuleux et de grosses oreilles. Il avait des ailes, une queue et de petites pattes. Sa couleur et sa taille changeaient en fonction de l’excitation. Indifférent, fatigué ou somnolent, il ressemblait à un sympathique petit lézard. Excité, il grossissait, prenait une couleur rouge foncé, bavait et crachait un liquide vert. Il faisait alors penser à une vache volante. Bruyante, sauvage et effrayante. Je n’ai jamais pu comprendre comment les autres faisaient pour ne pas le remarquer. Mon baisespoir était imprévisible et on ne pouvait compter sur lui. Il était souvent absent. Parfois je le sentais endormi dans mon ventre. D’après ses façons d’entrer en moi et de me quitter, j’en ai conclu qu’il était immatériel.
AUTEUR
Vladan Matijevic, né en 1962 à Cacak, en Serbie, se définit comme « taciturne, timide, asocial ». Outre Les aventures de Minette Accentiévitch, il a publié trois romans, deux recueils de poésies et un recueil de nouvelles.
EXTRAIT DE PRESSE
À l'instar de son compatriote Svetislav Basara, Matijevic nous entraîne loin dans son imaginaire absurde et drolatique pour mieux dire le réel, rendre compte d'une société sans queue ni tête. L'auteur dynamite le langage, le fait dégouliner hors de ses propres frontières.
Xavier Lapeyroux | Le Monde diplomatique
EXTRAIT
Moi seul pouvais voir, sentir et entendre mon baisespoir. Sur sa tête saillaient des yeux globuleux et de grosses oreilles. Il avait des ailes, une queue et de petites pattes. Sa couleur et sa taille changeaient en fonction de l’excitation. Indifférent, fatigué ou somnolent, il ressemblait à un sympathique petit lézard. Excité, il grossissait, prenait une couleur rouge foncé, bavait et crachait un liquide vert. Il faisait alors penser à une vache volante. Bruyante, sauvage et effrayante. Je n’ai jamais pu comprendre comment les autres faisaient pour ne pas le remarquer. Mon baisespoir était imprévisible et on ne pouvait compter sur lui. Il était souvent absent. Parfois je le sentais endormi dans mon ventre. D’après ses façons d’entrer en moi et de me quitter, j’en ai conclu qu’il était immatériel.
AUTEUR
Vladan Matijevic, né en 1962 à Cacak, en Serbie, se définit comme « taciturne, timide, asocial ». Outre Les aventures de Minette Accentiévitch, il a publié trois romans, deux recueils de poésies et un recueil de nouvelles.
EXTRAIT DE PRESSE






