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Portrait d'un mari avec les cendres de sa femme
Couverture Portrait d'un mari avec les cendres de sa femme Portrait d’un mari avec les cendres de sa femme aborde les thématiques du destin et des repercussions de nos choix.

Quand l’actrice Alma Joncas meurt, en plein orgasme et après un éclatant retour sur scène, le docteur Alexandre Maras n’a plus qu’un désir : répandre selon ses dernières volontés les cendres de sa femme bien-aimée, à l’endroit où celle-ci a été le plus heureuse. Mais l’accomplissement de sa quête mettra à rude épreuve ses convictions : l’image de parfait bonheur, consolation des vieux jours, vacille sous les mots perfides et invasifs des autres, famille et amis, nourris d’insinuations, de manipulations et de motivations égoïstes, cause à la fin l’éloignement de Mélissa, fille chérie du docteur Alexandre Maras.
Et si le « bon père » venait sauver le « bon mari » ?


En cent vingt et une pages, Pan Bouyoucas conduit un récit très théâtral en ne s’embarrassant d’aucun apparat : l’histoire court à sa chute, sans le moindre détour, promenant de Montréal à Léros, en passant par Paris et La Malbaie, un homme qui n’avait jusque là jamais quitté le port d’attache que constituait son amour pour sa femme – jardin merveilleux que le sort, sous les traits d’un très mauvais jardinier, voudrait détruire.
 
TITRE : Portrait d'un mari avec les cendres de sa femme
AUTEUR : Pan Bouyoucas
TRADUCTEUR :
PAYS : Canada
NOMBRE DE PAGES : 121
PRIX : 14,95 $ / 14 €
ISBN : 978-2-923682-11-2
DATE DE PARUTION : 17 mai 2010
À PROPOS
Dans cette comédie élégiaque, le rire n'étant jamais que l'élégance du désespoir, les scènes crues ou burlesques alternent avec des passages plus méditatifs et dépouillés d'artifices, points d'orgue dans ce court roman au rythme effréné.
E.P. | Les Inrocks

EXTRAIT
Il n’avait pas repensé à la maison de Tassos depuis des années, ni ressenti le besoin de la revoir un jour. Mais quand il apprend qu’elle a disparu, c’est soudain comme s’il manquait quelque chose au monde, et il s’empresse de retrouver le chemin aux lauriersroses ainsi que le rivage où, tandis qu’Alma se dorait au soleil, il avait appris à Mélissa à nager, à faire la planche et à plonger.
— Papa, pourquoi la mer goûte comme mes larmes quand je pleure ? Papa, pourquoi il y a un oeil peint sur chaque côté du bateau de pêche ? Papa, pourquoi le monsieur et la madame ferment les yeux quand ils s’embrassent ?
Elle avait même remarqué que les ânes et les chèvres avaient les yeux sur les côtés de la tête et non devant, comme les chats et les chiens.
— Pourquoi ? Elle venait toujours à lui, confiante qu’il répondrait à toutes ses questions, à toutes ses attentes. Et lui se réjouissait de retrouver à travers les yeux de son enfant cet étonnement à la vue des petites choses, lesquelles, avec l’âge, avaient perdu à ses yeux leur mystère et leur intérêt.
— Maman, pourquoi les oiseaux chantent ? Les autres oiseaux peuvent pas les entendre, ils n’ont pas d’oreilles.
Comme si seule sa mère pouvait répondre aux questions concernant la voix et l’ouïe.

AUTEUR
D'origine grecque, Pan Bouyoucas est né au Liban en 1946 et a émigré avec ses parents au Québec à l'âge de 16 ans. Il devient traducteur, dramaturge et critique cinématographique. Ses diverses activités l'ont mené à écrire des textes pour Radio-Canada et à collaborer en tant que critique de cinéma à diverses revues québécoises et étrangères.
Avec une verve endiablée, Pan Bouyoucas orchestre des poursuites oniriques où fourmillent les allégories de la culpabilité. Ce roman est aussi la métaphore d’une introspection : le retour sur soi de l’homme d’âge mûr taraudé par « ces souvenirs dont les morts tirent leur puissance sur les vivants ».

EXTRAIT DE PRESSE
Pan Bouyoucas fait partie de ces rares écrivains qui sont toujours à la recherche d'un style qui correspond aux exigences de leur littérature.
- FNAC | Rentrée littéraire 2005

(...) roman très onirique, véritable flash-back d'un mari trop sûr de lui et qui verra son présent bousculé par la mémoire du passé.
B.B | Marie France

On retrouve dans le huitième roman de l'écrivain montréalais des dialogues qui font mouche, des poussées oniriques et comiques, (...) des descriptions de l'île Léros sur la mer Égée - l'île natale de l'auteur -, vibrantes d'atmosphère et de mélancolie.
Suzanne Giguère | Le Devoir

Le dramaturge et auteur montréalais Pan Bouyoucas déroule le fil de cette très courte histoire tragi-comique avec beaucoup de délicatesse.
Marie-Claude GIrard | La Presse

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